Hélène Basle Pas de commentaire

93/100, c’est la note attribuée par l’Agence Erasmus+ France au projet MiCare, piloté par IPERIA. Dans son évaluation de la candidature du projet, elle relève « l’exceptionnelle ingénierie de projet » et indique que « MiCare a tous les atouts d’un projet qui s’inscrit dans la réalité de son temps avec des visions qui lui donnent une perspective dynamique. » Pour en savoir plus sur ce projet, nous sommes partis à la rencontre de Gloria Ortiz, responsable du service projets européens, qui accueille avec satisfaction et fierté ces retours positifs. Embarquement immédiat dans les coulisses du montage d’un projet européen.

Qu’est-ce le projet MiCare ?

 
« Le projet MiCare est un projet soutenu par la Commission Européenne dans le cadre de son programme Erasmus+. Il a vocation à favoriser l’insertion socio-professionnelle des publics migrants (particulièrement les femmes) dans le secteur de la dépendance et de l’aide à domicile des personnes âgées, à travers notamment la création d’un outil de positionnement et d’une formation adaptée. C’est le premier projet que nous consacrons à la formation pour adultes et non à la formation professionnelle. Les compétences abordées sont des compétences transverses, mais le cheminement permettra aux bénéficiaires d’aller ensuite vers une formation professionnelle plus ciblée. MiCare réunit un consortium de cinq partenaires européens, avec à nos côtés :

Le projet se déroulera sur 30 mois, jusqu’en avril 2023. La réunion de lancement avec les partenaires s’est tenue à distance les 5 et 6 novembre derniers en raison de la situation sanitaire actuelle. »

Quelle en est la genèse ?

 
« Chaque année, Erasmus+ lance des appels à projets au mois de mars et nous faisons en sorte d’y répondre. C’est ainsi que les projets ChildIN, PRODOME, ValChild et TRACK ont vu le jour ces dernières années. Avant de proposer MiCare, Elena Diordieva, chargée de projets européens, et moi-même avions en tête la volonté de la direction d’IPERIA d’aller vers le public des migrants, la formation étant aussi vectrice d’insertion sociale pour ces publics souvent démunis. Nous avons « investigué » en interne auprès des différents services d’IPERIA sur leurs travaux en cours, les projets à l’étude… Des échanges avec Camille Savre et Marie Légrésy, respectivement responsable du service ingénierie de certification et responsable du service ingénierie de formation, ont nourri notre réflexion. En effet, Camille travaillait à un outil de positionnement et Marie réfléchissait à une offre de services axée sur les besoins des migrants. Nous avons vu là une opportunité d’enrichir et d’accélérer ces travaux avec le montage d’un projet européen. C’étaient les prémices de MiCare, notre 5e projet Erasmus+. »

Concrètement, quel est le rôle d’IPERIA dans ce projet ?

 
« Au départ, il nous a fallu trouver des partenaires pour monter un consortium et un dossier. Nous avons fait appel à des partenaires avec lesquels nous avons déjà travaillé et à un consultant qui nous a proposé d’autres entités confirmées, sérieuses et répondant aux attentes. C’est ainsi que deux organismes de formation espagnol et finlandais nous ont rejoints. Notre expérience et la confiance que nous témoigne l’Agence Erasmus+ France depuis toutes ces années jouent en notre faveur pour mobiliser des institutionnels et d’autres structures. Cela contribue au rayonnement d’IPERIA.

A présent, en tant que coordinateur du projet, notre rôle est de faire en sorte que le projet avance bien et d’être en mesure d’avoir le résultat escompté. Il s’agit de faciliter le travail des équipes, de faire le lien entre les différents services et partenaires. Au niveau des livrables, IPERIA sera leader sur l’outil de positionnement, mais on participera à tout, comme tous les partenaires d’ailleurs. En effet, les projets européens sont comme un voyage où nous nous embarquons avec nos partenaires pendant plusieurs années. Il est donc indispensable que l’esprit d’équipe, la collaboration et la confiance réciproque soient au rendez-vous. »