Carenet

Le projet CareNET vise à développer un ensemble de compétences digitales clés auprès de deux populations cibles identifiées comme étant « à risque » d’exclusion sociale, à savoir : les professionnels du secteur de l’aide et de l’assistance de vie et les personnes âgées.

TÉMOIGNAGES

thumb_icone-assistance-a-la-personne-en-etablissement-de-santeJe suis très contente de participer à cette expérimentation.
J’ai pu tester la tablette avec mon bénéficiaire, elle a adoré communiquer sur Skype !!!

Madame V.

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Le projet CareNET vise à développer un ensemble de compétences digitales clés auprès de deux populations cibles identifiées comme étant « à risque » d’exclusion sociale, à savoir : les professionnels du secteur de l’aide et de l’assistance de vie et les personnes âgées. Le projet est conçu pour fonctionner en synergie afin de résoudre les problématiques de faible qualification et d’isolement professionnel pour les salariés du secteur, tout en faisant la promotion de l’inclusion sociale et l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées qui représentent une population isolée dans son quotidien.

 

LES ENJEUX :

Comme la population européenne vieillit, la capacité de la société à faire face aux besoins croissants d’accompagnement de nos aînées est mise en difficulté : les nombreuses générations d’après-guerre qui sont maintenant retraités auront plus de 80 ans d’ici les années 2020. La création d’un pic de dépendance se manifestera entre 2030 et 2050 – ce qui exercera une pression croissante sur la société pour trouver des solutions plus novatrices pour répondre à ces nouveaux besoins tout en mobilisant suffisamment le capital économique et humain. Le vieillissement de la population est déjà une réalité dans de nombreux pays européens et constitue un double impact sur le secteur des services à domicile et sur la qualité de vie des personnes âgées. Ces difficultés créent des problèmes qui ne sont pas en passe de devenir moins prononcés dans la prochaine décennie. L’évolution démographique de la population vieillissante, combinée à la baisse des prestations sociales, l’augmentation de la participation au marché du travail des femmes et les défis de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale dans les zones urbaines et les pays développés contribueront à une plus grande demande de professionnels compétents, qualifiés et de confiance. Dans un proche avenir, cette demande dans le secteur de l’aide et de l’assistance de vie à domicile devrait augmenter de façon spectaculaire. Ce secteur devrait donc représenter un secteur potentiel de vivier d’emplois : en 2020, en Europe, le nombre des professionnels de ce secteur devrait atteindre 15 à 20 millions.

Des études récentes ont montré que : « ne pas avoir accès, ni les compétences, ni la motivation à utiliser les TIC présentait des inconvénients sérieux, d’autant plus que l’informatique devient une question cruciale dans les jeunes générations ». S’impliquer avec les TIC est donc non seulement un nouveau moyen d’aider les personnes socialement défavorisées dans une situation d’isolement, mais aussi une possibilité de surmonter des difficultés économiques.

IPTS a récemment exploré la relation entre travail du secteur santé et social pour les personnes âgées avec le déploiement des TIC. Leur rapport détaille les capacités des assistants de soins migrants d’agir en tant que médiateurs ou facilitateurs à la diffusion des TIC et des outils et services entre les bénéficiaires de soins que sont les personnes âgées et leurs salariés. Cet aspect est devenu le centre d’attention de projets de recherche financés par l’UE ces dernières années. Il est clair que le secteur de l’assistance de vie à domicile représente une composante essentielle à toute tentative visant à faire avancer le programme d’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées.

L’acquisition des compétences numériques est donc maintenant essentielle pour tous les acteurs de l’emploi dans le secteur de la famille :

Les personnes âgées – afin de favoriser leur inclusion sociale et de leur permettre de vieillir dans la dignité à domicile. L’utilisation des TIC peut améliorer leur qualité de vie, aboutissant à l’autonomisation et la promotion d’une plus grande participation dans la société. Des recherches récentes ont montré qu’une grande partie des personnes âgées en Europe peuvent être encouragés à utiliser les services en ligne, et ceux-ci peuvent radicalement améliorer leur qualité de vie en favorisant une vie indépendante ;

Les travailleurs peu qualifiés – afin de favoriser l’accès à l’emploi et de conserver leur emploi par une meilleure formation professionnelle. Un travailleur qualifié du secteur est essentiel pour faire avancer le programme d’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées. À l’heure actuelle, ces travailleurs sont fragiles et sous-qualifiés. Bien que le nombre de personnes employées dans ce secteur soit en augmentation, le travail à domicile est encore la forme la plus précaire, sous-payée et la moins protégée dans l’emploi. L’OIT et l’Union européenne (EECS) ont souligné la nécessité de professionnaliser le rôle des travailleurs à domicile, en exigeant l’action des États membres dans le domaine de la législation du travail pour les conditions d’emploi, de santé, de sécurité, de qualification et de formation. L’utilisation des TIC peut contribuer à la professionnalisation accrue du secteur de l’assistance de vie qui travaillent grâce à l’accès à des nouvelles compétences et à l’accréditation à l’usage des TIC pour améliorer la qualité de vie de leurs bénéficiaires. L’amélioration des usages personnels des TIC permet la mobilité et l’accès aux possibilités d’apprentissage et professionnels, notamment : par le soutien des pairs au sein des communautés de pratique et des réseaux sociaux sectoriels ; en formant les formateurs de ces métiers ; ce qui aboutit à l’amélioration du capital social et culturel des travailleurs.

La pénétration accrue dans l’utilisation des TIC au sein de ces groupes cibles permettra d’atteindre les objectifs plus larges d’inclusion socio-économiques et d’innovation qui aident les personnes âgées à améliorer leur qualité de vie, l’autonomie et la sécurité.

Pour cette raison, le projet vise à concevoir, développer et piloter des parcours d’apprentissage et de ressources sur la base de l’apprentissage coopératif entre les travailleurs et les bénéficiaires de l’aide pour promouvoir une meilleure qualité des prestations et de vie grâce à l’acquisition de compétences numériques. En outre, pour répondre à des besoins spécifiques, des modules d’apprentissage pour l’apprentissage individuel pour l’auto-développement des compétences en TIC seront fournis et mis à l’essai pour les travailleurs,
Le projet contribuera à la professionnalisation avec un accès accru aux possibilités d’apprentissage, le développement personnel des travailleurs ainsi qu’à rompre l’isolement des salariés et des personnes âgées pour mettre en avant le bien vieillir et le vieillissement actif.

LES OBJECTIFS : ÉTAPES DU PROJET :

LE PROJET VISAIT A PROCEDER A UN EXAMEN DE L’ETAT DES LIEUX DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE EN EUROPE AINSI QUE LES POSSIBILITES DE FORMATION DES ADULTES EN TERMES D’ACQUISITION DE COMPETENCES NUMERIQUES CHEZ LES PERSONNES AGEES ET LES TRAVAILLEURS DE L’ASSISTANCE DE VIE A DOMICILE.

Le projet avait aussi pour objectif de recenser les comportements clés qui nécessitent des compétences numériques spécifiques pour les professionnels du secteur et les personnes âgées afin de définir le commun des compétences digitales requises par les deux groupes cibles.

ÉTAPES DU PROJET :

COLLECTE D’INFORMATIONS ET DE DONNEES directement auprès des salariés, des personnes âgées et des autres parties prenantes (à savoir les associations actives dans le domaine). La méthodologie utilisée pour réaliser ce travail a été basée sur une approche de remontée de besoins et conduira à un cadre de compétences détaillant :

  • le commun des compétences en TIC requises par les groupes cibles ;
  • les compétences spécifiques en matière de TIC pour chaque groupe cible liées à l’employabilité et la professionnalisation pour les salariés et le vieillissement actif pour les seniors.

CONCEVOIR ET DEVELOPPER DES RESSOURCES D’APPRENTISSAGE MODULAIRES communes et spécifiques afin de favoriser l’acquisition les compétences numériques identifiées pour les deux populations cibles.

Ces ressources d’apprentissage ont abordé :

  • les compétences numériques communes au sein de parcours d’apprentissage qui seront développées, parcours dans lesquels les deux groupes cibles seront invités à participer à un système d’apprentissage coopératif ;
  • les compétences numériques favorisant l’employabilité et le développement professionnel pour les salariés et le vieillissement actif pour les seniors au sein de parcours d’apprentissages individuels.

DÉVELOPPEMENT D’UN SUPPORT NUMÉRIQUE ET HUMAIN facilitant l’apprentissage coopératif entre les professionnels et leurs bénéficiaires et l’apprentissage entre les professionnels eux-mêmes, ceci pour faciliter la pénétration des usages numériques au sein du quotidien des deux populations visées.

Deux activités principales ont été réalisées :

  • l’établissement de structures relais pour l’apprentissage (LRC), comme points de référence pour l’information, l’orientation et la facilitation des accès des possibilités d’apprentissage et de soutien par les pairs pour les professionnels ;
  • le déploiement d’une application réseau social en open source qui permettra l’interaction sociale entre les membres et facilitera l’apprentissage entre pairs à distance. Le développement technologique sera basé sur le moteur réseau social open source ELGG où des ePortfolios seront à disposition.

EXPÉRIMENTATION ET VALIDATION DES PARCOURS D’APPRENTISSAGE, à la fois communs et spécifiques, en impliquant au moins 150 salariés et personnes âgées dans les expériences d’apprentissage coopératif et individuel.

L’apprentissage a eu lieu soit :

  • dans les centres LRC ou d’autres points Internet publics ;
  • via un ordinateur au domicile du professionnel ;
  • via un ordinateur au domicile de la personne âgée;
  • via un support numérique mobile.

Le suivi des différentes étapes des expériences d’apprentissage a été mis en place pour collecter l’ensemble des données en provenance des participants. Les informations et les données provenant de l’évaluation finale de l’expérimentation ont conduit à un rapport soulignant les points forts et les faiblesses des ressources développées, des parcours d’apprentissage et la mise en valeur de ce qui permet l’amélioration et le développement visés in fine.

 

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